Les principes actifs contenus dans les plantes médicinales

Vous connaissez surement les vitamines et les minéraux, mais il y a beaucoup d’autres principes actifs qui ont des propriétés thérapeutiques dans les plantes. Chacun de ces composants remplit une fonction particulière, et certaines plantes en contiennent plus que d’autres.

Les phénols des principes actifs

Les phénols, composés organiques aromatiques, sont présents dans beaucoup de végétaux. Ils ont généralement des actions antiseptiques, antibactériennes et antihelminthiques.

Les phénols se trouvent dans tous les aliments, mais les aliments riches en phénols qui devraient être évités par ceux qui ont des voies digestives sensibles comprennent les colorants alimentaires, la vanilline (arôme), les oranges, les tomates, les arachides et le chocolat

Le plus simple est le phénol (antimicrobien) présent dans l’huile de thym. Il y a aussi l’acide salicylique (aspirine), on le trouve dans l’écorce du saule blanc et la reine des près.

Les acides phénoliques ont une action anti-oxydante et protectrice contre les maladies cardiovasculaires et le cancer.

D’autres phénols sont  analgésiques, anti-inflammatoires, hypocholestérolémiants, hypotensifs, anticoagulants, antiallergéniques, hypotensifs et hépatoprotecteurs.

principes actifs

Les coumarines des principes actifs

La coumarine est une substance phytochimique avec une saveur de vanille, l’odeur caractéristique de foin est due aux coumarines. Elle peut être libre ou avec le glucose (glucosides), par exemple l’escine du marronnier d’inde. On la trouve dans la lavande, réglisse, fraises, abricots, cerises, la cannelle et le mélilot. La coumarine est antimicrobienne, antifongique, anticoagulante et antispasmodique.

Les anthraquinones des principes actifs

Apparaissent en tant que glucosides. On les trouve dans le séné, la peau d’aloès, la patience crépue et la cascara sagrada. Elles stimulent le mouvement péristaltique, inhibent la réabsorption de l’eau dans le gros intestin, produisant un effet laxatif. Leur action péristaltique cause parfois un blocage intestinal, si bien qu’il vaut mieux les combiner avec des plantes comme la menthe poivrée, le gingembre ou le fenouil. Contre-indiquées en cas de constipation spastique et de grossesse, ne doivent pas être utilisées sur une longue période, car elles diminuent les réflexes intestinaux normaux et suscitent l’accoutumance.

Les tanins des principes actifs

Présent dans la nature en tant que glucosides, ils représentent le plus grand nombre de polyphénols. Elles sont connues pour leurs propriétés astringentes, antioxydantes et cardiovasculaires. On les trouve dans l’hamamélis, l’aigremoine, feuilles de framboisier, la reine des prés, thé vert et noir et les pépins de raisin.

Les flavonoïdes des principes actifs

Leur action antioxydante a un effet bénéfique  sur le cœur et la circulation, fortifiant et réparant les parois des vaisseaux sanguins et accroissant la résistance au stress. Ils sont anti-inflammatoires, hépatoprotecteurs, antitumoraux, antiviraux et hypotensifs. Les plantes riche en flavonoïdes comme le kaempférol, la myricitine et la quercitrine protègent contre les affections cardiovasculaires et traitent les problèmes vasculaires tels que l’insuffisance veineuse, les ecchymoses, les hémorroïdes et le saignement nasal.

Les terpènes des principes actifs

Les terpénoides existent sous une diversité de forme, dont les monoterpènes, les sesquiterpènes et les triterpènes.

Les Monoterpènes

Principaux composants des huiles volatiles, incluant des iridoïdes amers comme les valépotriates sédatifs de la valériane, les aspérulsides hypotensives du gaillet gratteron et la paéoniflorine de la pivoine, aux actions anti-inflammatoires, fébrifuge et sédatives.

Les sesquiterpènes

On les trouve aussi dans les huiles volatiles ou en tant que lactones. Leur goût amer, leurs actions anti-inflammatoires et antimicrobiennes. Les sesquiterpènes sont présent dans la myrrhe, le houblon, la camomille et le gattilier. Les lactones sesquiterpèniques sont trouvés dans l’eupatoire perfoliée, la grande camomille, l’achillée, l’armoise absinthe, l’artichaut et l’aunée.

Les triterpènes

Leurs structure est similaire à celle des stéroïdes (voir ci-dessous).

Les principes amers

Ce terme désigne un groupe de substances chimiques au goût très amer et à l’effet rafraichissant. Le groupe comprend principalement les terpènes, les flavonoïdes et quelques alcaloïdes. Ils favorisent la sécrétion des enzymes digestifs dans l’estomac et les intestins, la sécrétion des hormones et la circulation de la bile. Beaucoup de plante amères ont d’autres actions : relaxantes ou sédatives, comme le houblon et la valériane, d’autres sont  anti-inflammatoires, comme la griffe du diable, d’autres encore, telles que le souci, exercent une action bénéfique sur le système immunitaire et sont des antibiotiques et des antinéoplasique naturels. Parmi les plus connus des toniques amers, on compte le pissenlit, le gaillet gratteron, le chardon bénit, l’armoise absinthe, la patience crépue et la grande gentiane.

Les triterpénoïdes et les saponines

Phytostérols

Le sitostérol et le stigmastérol sont vitaux pour la formation des membranes cellulaires et la régulation du cholestérol. Ils ont été utilisés pour la fabrication des médicaments stéroïdiens et ont la capacité d’inhiber la formation des tumeurs, comme les withanolides de l’ashwagandha aux propriétés antitumorales et hépatoprotectrices.

Les saponines

Lorsqu’elles sont mélangées à l’eau, forment un moussent. Précipitent par ailleurs le cholestérol. Les plantes contenant des saponines peuvent dissoudre les parois des globules rouges, si bien qu’on ne doit jamais les injecter dans le sang. Prises oralement, elles sont à peine absorbées à travers un intestin intact et favorisent la digestion et l’absorption des minéraux tels que le calcium et le silicium.
Certaines comme le marronnier d’Inde, ont une action bénéfique sur les parois des vaisseaux sanguins, d’autres ralentissent la coagulation du sang, diminuent la glycémie et le mauvais cholestérol. Certaines, dont la verge d’or et la prêle, sont diurétiques. D’autres, comme le bouillon-blanc sont expectorantes. Plusieurs, par exemple le ginseng de Corée et la réglisse, ont des effets hépatoprotecteurs et immunomodulateurs.

Les saponines triterpénoïdes

Aident à réguler l’activité hormonale stéroïdienne, neutralisent les effets du stress et ont souvent propriétés antifongiques. Les plantes montrant ces propriétés sont des adaptogènes, dont la plus connue est le ginseng de Corée, aux côtés de la réglisse, de l’igname sauvage et du fenugrec. Certaines, comme l’igname sauvage et la réglisse sont des anti-inflammatoires.

Les saponines stéroïdiennes

Le corps les utilisent, comme la diosgénine de l’igname sauvage, pour la production des hormones sécrétées par les testicules, les ovaires et les glandes surrénales, ainsi que pour la fabrication de la vitamine D.

Les glucosides cardiotoniques

Découverts en 1785 dans la digitale, ils ont été étudiés pour leur capacité à accroitre le débit cardiaque en affectant la force et la vitesse des contractions du cœur, effet bénéfique en cas d’insuffisance cardiaque. L’usage des plantes les contenant est réservé aux professionnelles.

Les huiles volatiles

Les parfums exotiques et la saveur agréable des plantes aromatiques sont dus aux huiles volatiles complexes. Leur composition très variée produit une large diversité d’arôme et d’effets thérapeutiques : on a identifié jusqu’à 60 composants chimiques distincts dans certaines huiles.

Parmi les catégories d’huiles volatiles on distingue les terpénoïdes et les phénylpropanoïdes.

Toutes les huiles volatiles sont antiseptiques, stimulant la production de globules blancs et fortifiant l’immunité. Beaucoup ont une action antibactérienne, antifongique et antivirale, ainsi que des propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques, particulièrement les huiles contenant des sesquiterpènes comme l’azulène. Ceux de la camomille sont particulièrement utiles pour soulager un appareil digestif enflammé et irrité, alors que ceux de l’aneth atténuent les spasmes et les coliques. Certaines huiles ont une action expectorante, comme l’huile de thym et d’hysope, d’autres sont diurétiques, utiles pour la rétention de fluides et les infections urinaires. En exerçant leurs effets bénéfiques sur le corps, les huiles affectent également le cerveau et le système nerveux, servant à une large gamme d’applications mentales et émotionnelles.

Les huiles fixes

Ce sont des lipides présents dans toutes les plantes, spécialement dans les graines, contenant des acides gras saturés, monoinsaturés ou polyinsaturés. Ils sont vitaux pour la croissance et la santé, la formation des membranes cellulaires et le fonctionnement sain des systèmes immunitaire et cardiovasculaire. Dans chaque cellule, particulièrement du système nerveux, existent deux acides gras essentiels, l’acide linolénique (présent dans les graines de lin), que le corps ne peut pas synthétiser et qui doivent être apportés par l’alimentation. Dans le corps l’acide linoléique est transformé en acide gamma-linolénique. Les allergies atopiques – eczéma, asthme-et d’autres problèmes immunitaires sont liés à l’absence de l’enzyme responsable de cette transformation. L’huile de graines de bourrache et l’huile d’onagre contenant de l’acide gamma-linolénique sont très utiles pour le traitement de ce genre de problèmes.

Les polysaccharidesdes principes actifs

Ces grandes molécules-chaines de sucres liées à d’autre molécules-sont très présentes dans le monde végétale, par exemple dans le fructose, le glucose et la cellulose. Les polysaccharides incluent les mucilages, les gommes et les fructosanes.

Les mucilages

Cette substance sucrée, pareille à un gel, attire l’eau pour former un fluide visqueux. Pris par voie orale, le mucilage couvre les muqueuses des appareils digestif, respiratoire et génito-urinaire, les protégeant de l’irritation et de l’inflammation. Les plantes riches en mucilage-orme rouge, guimauve, plantain, tussilage-sont prescrites pour leurs propriétés rafraichissantes et apaisantes. Les mucilages calment la diarrhée en diminuant le mouvement péristaltique causé par l’irritation de la paroi intestinale, mais peuvent servir de laxatifs, absorbant l’eau des intestins et solidifiant les selles, ce que font les graines de psyllium.

Les gommes

Lorsqu’une plante est endommagée, elle exsude des monosaccharides curatifs. Ceux du gugul intensifient le métabolisme du cholestérol dans le foie, favorisant la diminution du mauvais cholestérol. Le souci est riche en gommes aux effets antimicrobiens, antifongiques et anti-inflammatoires.

Les fructosanes

On les trouve en tant que qu’inuline, surtout dans des plantes de la famille des composacées : aunée, artichaut, verge d’or, grande gentiane, codonopsis, bardane. L’inuline aide à régulariser la glycémie et fortifie le système immunitaire.

Les alcaloïdes

Ces substances présentent une molécule porteuse d’azote et sont très puissantes en termes pharmacologiques. Beaucoup de plantes toxiques contiennent des alcaloïdes : belladone (atropine), pavot somnifère (morphine). La caféine, l’éphédrine, la quinine, la strychnine, la pipérine, la nicotine et la codéine sont des alcaloïdes dont les effets vont de stimulants, bronchodilatateurs, antimicrobiens et anti-inflammatoires à narcotiques et antalgiques.

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2 commentaires

Cincfr · 1 mars 2014 à 23 h 45 min

Contenu très instructif, faciles à comprendre et au final très utiles. Bonne continuation

    maplante · 2 mars 2014 à 21 h 26 min

    Merci.

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